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DÉCOUVREZ LES CARNETS D'ASCLÉPIOS
Le journal désabusé, parfois amusé, un tantinet comique, parfois tragique mais surtout critique d'un médecin passionné. Ces carnets sont un recueil d'anecdotes, de pensées, de souvenirs et de réflexions permettant de disséquer ce beau métier qui est le mien.



UNE ÉTUDE EN ROUGE
C’est un couple sans histoire dans un petit village franc-comtois. Leur médecin de famille, assurant le suivi depuis des décennies, a décidé de les abandonner. Madame T., ne parvient plus à marcher depuis quelques mois et ne peut donc plus se rendre au cabinet. Alors que le médecin de famille officie dans le même village, il ne daigne pas se déplacer à domicile. Il invite donc le couple octogénaire à trouver un autre praticien. Il se trouve que je viens de m’installer à quelq
Les carnets d'Asclépios
28 juin7 min de lecture


LES CHOSES SIMPLES
Je dois dire que je n’appréciais pas beaucoup madame U. Ce n’est pas très politiquement correct mais certains patients nous inspirent plus de sympathie que d’autre. Ce qui est intéressant, c’est l’évolution de ce sentiment. Cette patiente m’inspirait plus de ressentiment que le contraire. Elle a toujours été vindicative s’en prenant à la terre entière. Elle agressait régulièrement mes secrétaires et me prenait à parti en insinuant que je me moquais de son cas et n’en avais ri
Les carnets d'Asclépios
24 juin5 min de lecture


SA VIE DANS UN MIROIR
C’est un long après-midi de visites à domicile. C’est une partie importante de ma pratique. Etant médecin de campagne, elles sont indispensables. Beaucoup de patients sont dans l’incapacité de se rendre au cabinet et sans mes passages, se retrouveraient isolés. Il s’agit pour la majorité de personnes âgées ne pouvant se déplacer ou prendre la voiture. J’ai également quelques patients dans un état de dénuement socio-économique n’ayant pas de voiture ni de liens sociaux permett
Les carnets d'Asclépios
12 nov. 20256 min de lecture


UN CHAT SUR LES GENOUX
Samedi soir, vingt-deux heures, nuit froide d’une fin de février, je suis de garde et je reçois un appel du centre de régulation de Besançon. Il s’agirait d’une femme, plutôt jeune eu égard à la situation de fin de vie. Cette patiente est inconfortable, geint, se plaint et je suis appelé afin d’évaluer la situation. Je prends la voiture, le village concerné se trouve à une quinzaine de kilomètres de chez moi. Je passe au cabinet chercher de la morphine, on ne sait jamais. Les
Les carnets d'Asclépios
21 juin 20254 min de lecture
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